Une narration à deux voix
Cet article analyse une narration « extraordinaire »de Djado Sékou, griot généalogiste et historien songhay-zarma (Niger). Le fait que celle-ci est narrée à la Maison de la Radio de Niamey le 27 mai 1987 et qu’elle s’adresse donc à un auditoire virtuel, l’auditoire radiophonique, pose un problème in...
Guardado en:
| Publicado en: | URI:https://journals.openedition.org/clo, |
|---|---|
| Autor principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Lenguaje: | Français |
| Publicado: |
Cahiers de littérature orale
2013
|
| Materias: | |
| Acceso en línea: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumario: | Cet article analyse une narration « extraordinaire »de Djado Sékou, griot généalogiste et historien songhay-zarma (Niger). Le fait que celle-ci est narrée à la Maison de la Radio de Niamey le 27 mai 1987 et qu’elle s’adresse donc à un auditoire virtuel, l’auditoire radiophonique, pose un problème inédit au griot qui construit habituellement ses narrations directement en interaction avec ceux qui l’écoutent. Il doit donc redéfinir sa stratégie narrative pour adapter son discours à ses auditeurs et la solution qu’il propose est tout à fait originale. En effet, si plusieurs griots ont réalisé des enregistrements à la radio, seul Djado Sékou met en place une narration à deux voix, à l’aide de son coénonciateur nommé Karimou Saga. Cet article analyse donc la coénonciation, sa fonction et les représentations qu’elle induit chez les auditeurs songhay-zarma. |
|---|