La supériorité sportive féminine soviétique, un enjeu de guerre froide

Durant la fin des années 1940, les sections de sport et le comité national olympique soviétique intègrent les fédérations et le Comité international olympique, ce qui leur permet de prendre part aux compétitions et à la communauté mondiale des sportifs. Très vite, les championnes d’URSS remportent d...

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Bibliografiska uppgifter
I publikationen:URI:https://journals.openedition.org/clio,
Huvudupphovsman: Dufraisse, Sylvain
Materialtyp: Article ou chapitre numérique
Språk:Français
Publicerad: Clio. Femmes, Genre, Histoire 2024
Ämnen:
Länkar:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Beskrivning
Sammanfattning:Durant la fin des années 1940, les sections de sport et le comité national olympique soviétique intègrent les fédérations et le Comité international olympique, ce qui leur permet de prendre part aux compétitions et à la communauté mondiale des sportifs. Très vite, les championnes d’URSS remportent de francs succès. La participation soviétique y a une double fonction dans la « politique extérieure de l’image » (R. Frank). D’une part, elle donne à voir les succès en matière d’égalité femmes-hommes. D’autre part, elle permet d’obtenir des médailles, essentielles à la mesure de la suprématie soviétique en matière de sport. Cet article étudie la manière dont l’administration et les médias soviétiques ont construit – en pratique et en représentations – la supériorité sportive féminine soviétique en interaction avec l’étranger. Loin d’être isolés, les acteurs du sport soviétique s’adaptent aux règlements internationaux, aux réactions que les performances des athlètes d’URSS suscitent et aux controverses qui surgissent dans la presse de l’adversaire.