Géométries du pouvoir dans les espaces et les lieux sportifs : les paradoxes de la différence et de l’exclusion

Cet article explore la signification de l’espace comme un « lieu pratiqué » selon la notion reprise à Michel de Certeau, en examinant la construction d’un gymnase et ses effets sur les relations sociales et les réseaux disciplinaires. Tout comme le laboratoire ou le théâtre, le gymnase a été spécifi...

Disgrifiad llawn

Wedi'i Gadw mewn:
Manylion Llyfryddiaeth
Cyhoeddwyd yn:URI:https://journals.openedition.org/clio,
Prif Awdur: Vertinsky, Patricia
Fformat: Article ou chapitre numérique
Iaith:Français
Cyhoeddwyd: Clio. Femmes, Genre, Histoire 2008
Pynciau:
Mynediad Ar-lein:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Disgrifiad
Crynodeb:Cet article explore la signification de l’espace comme un « lieu pratiqué » selon la notion reprise à Michel de Certeau, en examinant la construction d’un gymnase et ses effets sur les relations sociales et les réseaux disciplinaires. Tout comme le laboratoire ou le théâtre, le gymnase a été spécifiquement pensé pour permettre certaines actions et en témoigner, en reflétant des conceptions de l’entraînement et de l’éducation corporelle. Ses divers agencements de l’espace y favorisent une incorporation de la race, du lieu, du genre et de l’identité. Le War Memorial Gymnasium de l’Université de Colombie britannique dans l’Ouest du Canada, construit en 1851, est utilisé pour illustrer la manière dont, sous des formes complexes, les géométries du pouvoir – ces multiples configurations de l’espace et des relations sociales à l’intérieur et autour du gymnase – produisent dans ses murs une culture didactique et sportive aux enjeux véritablement stratégiques et tactiques, qui active et articule les division de genre.