Entre stratégies individuelles et stratégies de l’État : le genre de l’émigration antillaise dans les années 1960

Les recherches ayant permis de sortir de l’invisibilité l’histoire de la migration antillaise mettent généralement l’accent sur sa place parmi les « migrations de travail » dans la France des années 1950-1970, sur le rôle de l’État dans l’expatriation des migrants, puis des discriminations subies. R...

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Detalles Bibliográficos
Publicado en:URI:https://journals.openedition.org/clio,
Autor principal: Condon, Stéphanie
Formato: Article ou chapitre numérique
Lenguaje:Français
Publicado: Clio. Femmes, Genre, Histoire 2020
Materias:
Acceso en línea:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripción
Sumario:Les recherches ayant permis de sortir de l’invisibilité l’histoire de la migration antillaise mettent généralement l’accent sur sa place parmi les « migrations de travail » dans la France des années 1950-1970, sur le rôle de l’État dans l’expatriation des migrants, puis des discriminations subies. Relativement absente de la littérature est une vision des stratégies des individus, stratégies façonnées par les motifs du départ des Antilles puis par les attentes et les projets de vie à plus long terme. S’appuyant sur des sources d’archives, cet article entend contribuer à une littérature qui par sa perspective genrée, révèle comment les normes et représentations des rapports sociaux de sexe agissent sur les choix des individus ainsi que sur l’orientation des politiques migratoires. En articulant les échelles individuelle et institutionnelle, il questionne aussi la dichotomie construite entre autonomie et passivité en migration.