« La toute-puissance de la barbe » Jenny P. d’Héricourt et les novateurs modernes

Quand en 1856 Jenny P. d’Héricourt (1809-1875), sage-femme, féministe et philosophe, critiqua Pierre-Joseph Proudhon pour sa théorie sur l’infériorité féminine, celui-ci refusa tout discussion, invoquant son infériorité intellectuelle naturelle. Néanmoins d’Héricourt continua de publier de ferventes...

Szczegółowa specyfikacja

Zapisane w:
Opis bibliograficzny
Wydane w:URI:https://journals.openedition.org/clio,
1. autor: ARNI, Caroline
Format: Article ou chapitre numérique
Język:Français
Wydane: Clio. Femmes, Genre, Histoire 2006
Dostęp online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Opis
Streszczenie:Quand en 1856 Jenny P. d’Héricourt (1809-1875), sage-femme, féministe et philosophe, critiqua Pierre-Joseph Proudhon pour sa théorie sur l’infériorité féminine, celui-ci refusa tout discussion, invoquant son infériorité intellectuelle naturelle. Néanmoins d’Héricourt continua de publier de ferventes critiques des théories des philosophes sociaux de son époque sur l’inégalité des sexes. L’article veut d’une part éclairer la notion d’intellectuelle et les conditions nécessaires pour agir comme telle. D’autre part, il questionne les limites d’une existence intellectuelle féminine telles qu’elles se présentent non seulement dans le refus des contemporains mais aussi dans l’historiographie de la pensée sociologique qui ignore la contribution d’Héricourt aux questions fondatrices du discours sociologique anticipant un concept clé d’Émile Durkheim.