Épouses, mères et propriétaires : artisanes à Turin à l’époque moderne

Cet article analyse une supplique adressée par une artisane turinoise au roi dans le but d’être admise dans la corporation des fabricants de boutons en bénéficiant d’une importante réduction des frais pour le chef d’œuvre. Le texte suggère la complexité et l’ambiguïté de l’identité des travailleuses...

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Wedi'i Gadw mewn:
Manylion Llyfryddiaeth
Cyhoeddwyd yn:URI:https://journals.openedition.org/clio,
Prif Awdur: Zucca Micheletto, Beatrice
Fformat: Article ou chapitre numérique
Iaith:Français
Cyhoeddwyd: Clio. Femmes, Genre, Histoire 2014
Pynciau:
Mynediad Ar-lein:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
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Crynodeb:Cet article analyse une supplique adressée par une artisane turinoise au roi dans le but d’être admise dans la corporation des fabricants de boutons en bénéficiant d’une importante réduction des frais pour le chef d’œuvre. Le texte suggère la complexité et l’ambiguïté de l’identité des travailleuses de l’artisanat ; celle-ci est le résultat d’une stratification de facteurs culturels et économiques. La supplique montre que les femmes peuvent (et savent) négocier leur place dans le monde du travail. D’un côté, la suppliante s’appuie sur des argumentations qui évoquent explicitement sa place dans l’économie familiale et font appel aux stéréotypes sur son sexe (et notamment à son rôle d’épouse et mère soucieuse d’assurer le bien-être de sa famille). De l’autre côté, en rappelant qu’elle a investi sa dot dans l’activité artisanale, elle évoque le risque d’en rester dépourvue (et devenant ainsi “indotata”) et la chute sociale et économique conséquente.