Ouvrier malgré soi : réfugié-e-s « reconnu-e-s » en France et en Bulgarie (début xxie siècle)

À partir d’une recherche sociologique portant sur la quête de travail des réfugiés dits « reconnus » en France et en Bulgarie, cet article se propose d’ouvrir le chantier de l’étude de la dimension genrée de leur rapport au travail. Les femmes et les hommes réfugiés devenus ouvriers vivent généralem...

Full beskrivning

Sparad:
Bibliografiska uppgifter
I publikationen:URI:https://journals.openedition.org/clio,
Huvudupphovsman: Tcholakova, Albena
Materialtyp: Article ou chapitre numérique
Språk:Français
Publicerad: Clio. Femmes, Genre, Histoire 2014
Ämnen:
Länkar:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Beskrivning
Sammanfattning:À partir d’une recherche sociologique portant sur la quête de travail des réfugiés dits « reconnus » en France et en Bulgarie, cet article se propose d’ouvrir le chantier de l’étude de la dimension genrée de leur rapport au travail. Les femmes et les hommes réfugiés devenus ouvriers vivent généralement cette nouvelle condition comme un déclassement social et professionnel, sous le mode de la perte de statut et de la fragilisation identitaire, ce qui amplifie l’expérience, propre à l’exil, des ruptures avec le monde habituel. Nous examinons comment ces ruptures peuvent s’accompagner de différents types de transformation de l’identification genrée (de la déstabilisation au renforcement des stéréotypes « virils » ou « féminins »), et comment les normes de genre peuvent offrir différentes ressources, et rendre possibles différentes stratégies, pour faire avec une nouvelle condition généralement considérée comme peu enviable.