La revanche du soutien-gorge.Le corps des ouvrières de la lingerie (1968-2012)
De 1968 à 2012, le corps des ouvrières de la lingerie en France constitue un lieu d’observation heuristique en articulant plusieurs niveaux d’analyse et de temporalités. Comme productrices et comme consommatrices potentielles, les ouvrières se situent au croisement d’un double mouvement : d’un côté...
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| Gepubliceerd in: | URI:https://journals.openedition.org/clio, |
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| Hoofdauteur: | |
| Formaat: | Article ou chapitre numérique |
| Taal: | Français |
| Gepubliceerd in: |
Clio. Femmes, Genre, Histoire
2014
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| Onderwerpen: | |
| Online toegang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Samenvatting: | De 1968 à 2012, le corps des ouvrières de la lingerie en France constitue un lieu d’observation heuristique en articulant plusieurs niveaux d’analyse et de temporalités. Comme productrices et comme consommatrices potentielles, les ouvrières se situent au croisement d’un double mouvement : d’un côté leurs corps à l’ouvrage déconstruisent la nature intime du produit et, de l’autre, elles se trouvent quotidiennement confrontées aux images véhiculées par la marque qu’elles finissent par incorporer. En effet, le corps des ouvrières est valorisé par l’entreprise à travers sa presse interne, ou par sa politique qui les met souvent à contribution dans la conception des produits ou dans leur appréciation comme consommatrices. Le caractère intime du produit fabriqué peut permettre d’expliquer l’attention que les ouvrières portent à leur propre corps, certaines ayant parfois recours à la chirurgie esthétique. Dans la mobilisation contre les fermetures d’usines, elles se livrent à une défétichisation du soutien-gorge, en rendant visible publiquement le produit de leur travail. |
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