Identités en conflit : l’état civil burkinabè dans le quotidien de la communauté lyele
La situation burkinabè de l’état civil est au cœur d’une articulation conflictuelle entre disposition officielle et système de référencement communautaire, à travers la décision, ces dernières années de faire correspondre systématiquement le « patronyme » des « enfants » avec celui du père dès le pr...
Shranjeno v:
| izdano v: | URI:https://journals.openedition.org/cjm, |
|---|---|
| Glavni avtor: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Jezik: | Français |
| Izdano: |
Cahiers Jean Moulin
2022
|
| Teme: | |
| Online dostop: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Izvleček: | La situation burkinabè de l’état civil est au cœur d’une articulation conflictuelle entre disposition officielle et système de référencement communautaire, à travers la décision, ces dernières années de faire correspondre systématiquement le « patronyme » des « enfants » avec celui du père dès le premier document d’état civil, notamment l’acte de naissance. Cela entre en contradiction avec le principe d’identification des « enfants » dans certaines communautés, notamment chez les Lyele, un groupe social où les enfants portent des « noms » différents selon qu’ils sont filles ou garçons. Cela bouleverse le quotidien de cette communauté où la loi institue des identités virtuelles qui créent un conflit cognitif, une opposition signifiant/signifié qui bouscule les schémas d’intelligibilité du réel.Ainsi, cette contribution cherche à montrer que, parce que l’identité lyele est le produit d’une construction culturelle du féminin et du masculin, l’uniformisation des genres que porte l’état civil jette le trouble dans cette société aux statuts différenciés et sonne comme une remise en cause de leur identité culturelle. |
|---|