De l’infamie dans les romans d’Alexandre Dumas. Variations sur le thème de l’indignité

Dans ses éditions successives de 1799 et 1835, le Dictionnaire de l’Académie française définissait l’infamie comme une « flétrissure imprimée à l’honneur, à la réputation, soit par la loi, soit par l’opinion publique ». Il citait comme exemples : « Noter d’infamie. Encourir infamie. Cela porte infam...

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Detaylı Bibliyografya
Yayımlandı:URI:https://journals.openedition.org/cjm,
Yazar: Caporal-Gréco, Stéphane
Materyal Türü: Article ou chapitre numérique
Dil:Français
Baskı/Yayın Bilgisi: Cahiers Jean Moulin 2022
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Online Erişim:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Özet:Dans ses éditions successives de 1799 et 1835, le Dictionnaire de l’Académie française définissait l’infamie comme une « flétrissure imprimée à l’honneur, à la réputation, soit par la loi, soit par l’opinion publique ». Il citait comme exemples : « Noter d’infamie. Encourir infamie. Cela porte infamie. Cette peine emporte infamie. Couvrir quelqu’un d’infamie. L’infamie est plus à craindre que la mort » et l’édition de 1835 proposait aussi : « Vivre dans l’infamie » et en parlant d’une chose « infâme, déshonorante » : « l’infamie de [sa] conduite ». Dans les deux éditions, le mot pouvait encore signifier « action vile, honteuse, indigne d’un honnête homme » et cette acception se retrouvait dans des exemples à la connotation morale marquée. Cette définition multidimensionnelle se retrouve dans les romans de Dumas et afin d’en tenir compte, on envisagera successivement l’infamie dans ses rapports avec le châtiment et avec la politique.