Sciences sociales, positivisme philosophique et culture juridique dans les facultés de droit italiennes au XIXe siècle
En Italie, comme dans d’autres pays européens, la théorie évolutionniste joue à la fin du xixe siècle un rôle important dans le débat scientifique : partant de la biologie, elle s’étend à un public plus large et hétérogène, composé non seulement de zoologues, anthropologues et anatomistes, mais auss...
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| Publicat a: | URI:https://journals.openedition.org/cjm, |
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| Autor principal: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicat: |
Cahiers Jean Moulin
2022
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| Accés en línia: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumari: | En Italie, comme dans d’autres pays européens, la théorie évolutionniste joue à la fin du xixe siècle un rôle important dans le débat scientifique : partant de la biologie, elle s’étend à un public plus large et hétérogène, composé non seulement de zoologues, anthropologues et anatomistes, mais aussi de philosophes, sociologues et juristes. Dans les facultés de droit italiennes, l’introduction de ces théories est notamment passée par les prolusioni, discours solennels tenus par les professeurs à l’occasion de l’inauguration de l’année académique qui consistent souvent en un véritable manifeste idéologique et méthodologique. L’analyse de certaines d’entre elles, et notamment de la prolusione d’Enrico Cimbali, tenue à l’Université de Rome en 1881 au début de son cours de droit civil, permet ainsi de prendre la mesure de la mobilisation par les juristes d’une théorie permettant de dépasser le simple commentaire des textes de loi. |
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