(Sur)vie post-mortem d’une revue juridique

Cet entretien explore l’impact de l’édition et des bibliothèques dans le domaine juridique, en soulignant que leur rôle ne se limite pas à la diffusion et à la conservation des documents. Il se concentre sur l’initiative de l’association Critique du droit, fondée en 1979 par des juristes et politolo...

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Détails bibliographiques
Dans:URI:https://journals.openedition.org/cjm,
Auteurs principaux: Chambost, Anne-Sophie, Lacroix, Véronique
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: Cahiers Jean Moulin 2026
Sujets:
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Description
Résumé:Cet entretien explore l’impact de l’édition et des bibliothèques dans le domaine juridique, en soulignant que leur rôle ne se limite pas à la diffusion et à la conservation des documents. Il se concentre sur l’initiative de l’association Critique du droit, fondée en 1979 par des juristes et politologues qui, dans le contexte post-1968, ont cherché à développer une science du droit critique, en rupture avec la doctrine positiviste dominante. Leur projet visait à aborder le droit comme une science politique, dénonçant les liens entre droit et exploitation dans une société capitaliste.Pour diffuser leurs idées, les membres de Critique du droit ont lancé une revue (Procès. Cahiers d’analyse politique et juridique) et une collection d’ouvrages, produisant respectivement dix-neuf numéros de la revue et treize volumes entre 1972 et 1990. Malgré l’énergie investie, leur projet éditorial n’a pas réussi à s’imposer de manière durable, en dépit de l’influence de leurs critiques et méthodes, qui ont laissé une trace dans l’histoire de la pensée juridique. Le texte conclut sur la nécessité de (re)mettre à disposition cette revue dans un corpus numérisé, afin de raviver cette influence.