La Revue catholique des institutions et du droit

Au cours de la période qui va du premier numéro en janvier 1873 au lendemain de la loi de Séparation des Églises et de l’État, la Revue catholique des institutions et du droit ne publiera pas moins de trois cents articles traitants directement ou indirectement du droit d’association. La question app...

Deskribapen osoa

Gorde:
Xehetasun bibliografikoak
Argitaratua izan da:URI:https://journals.openedition.org/cjm,
Egile nagusia: Zarlenga, Franck
Formatua: Article ou chapitre numérique
Hizkuntza:Français
Argitaratua: Cahiers Jean Moulin 2025
Gaiak:
Sarrera elektronikoa:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Deskribapena
Gaia:Au cours de la période qui va du premier numéro en janvier 1873 au lendemain de la loi de Séparation des Églises et de l’État, la Revue catholique des institutions et du droit ne publiera pas moins de trois cents articles traitants directement ou indirectement du droit d’association. La question apparaît donc comme fondamentale pour cette revue véhiculant les idées de l’intransigeantisme catholique contre-révolutionnaire. En 1906, la RCID se prononcera contre l’essai des associations cultuelles de la loi de 1905 parce que les principes mêmes sur lesquels étaient établies ces associations étaient en totale contradiction avec ceux sur lesquels était fondée l’Église. L’Église reposait en effet sur une hiérarchie ecclésiastique d’institution divine et non sur des associations de laïcs égaux tirant leur pouvoir d’un contrat de droit privé. La doctrine catholique de l’Église-société parfaite, dominante au xixe siècle, dont la revue se fera l’écho opiniâtre, ne pouvait tolérer que l’évolution des rapports entre l’État et l’Église ne réduisît cette dernière au rang de simple association conventionnelle de droit privé. Plus précisément, cette réduction du statut juridique de l’Église à celui d’association sera analysée par ces juristes de foi comme l’importation dans le droit des cultes en réforme, des doctrines collégiales des juristes protestants allemands des xviie-xviiie siècles, droit ecclésial dont l’empire était d’autant plus croissant, aux yeux intransigeants, qu’il s’exerçait dans un État gagné aux principes révolutionnaires et à la république.