De la « loi à la main » à la loi dans la main
Le processus de laïcisation au Portugal présente deux particularités expliquant la singularité de la mobilisation de ses juristes catholiques. La première est politique : afin de rattraper un supposé retard du Portugal, où le catholicisme était religion d’État (art. 6, Charte de 1826), la sécularisa...
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| Publicat a: | URI:https://journals.openedition.org/cjm, |
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| Autor principal: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicat: |
Cahiers Jean Moulin
2025
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| Accés en línia: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumari: | Le processus de laïcisation au Portugal présente deux particularités expliquant la singularité de la mobilisation de ses juristes catholiques. La première est politique : afin de rattraper un supposé retard du Portugal, où le catholicisme était religion d’État (art. 6, Charte de 1826), la sécularisation du droit et des institutions fut opérée en quelques mois par la Première République (1910-1926). La seconde est académique. Jusqu’en 1913, le Portugal dispose d’une seule faculté de droit, à Coimbra Conspuée pour son conservatisme, elle a pourtant formé plusieurs dirigeants républicains, encouragés par des étudiants radicaux. Le discrédit de la Première République entraîne toutefois un regain de conservatisme dans les rangs estudiantins dès les années 1910. Plus actifs que les avocats et les clercs, ils se réunissent au sein du Centre académique pour la démocratie chrétienne (CADC) et initient la résistance juridique. Parmi eux se trouvent de futurs professeurs qui, à l’instar de Salazar, sont surveillés, voire poursuivis par les autorités républicaines. Au pouvoir à la fin des années 1920, ils bâtissent l’Estado Novo et atténuent certains traits de la sécularisation en imaginant un nouvel homo juridicus et en repensant le droit corporatif, sans toutefois la remettre en cause. |
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