La corruption, virus endémique affectant l’intégrité des élus
Considérée comme un abus de pouvoir des élites politiques, la corruption politique est classiquement perçue comme un phénomène normal au sens du sociologue français Émile Durkheim en raison tant de sa pérennité que de son rôle utile dans l’évolution des sociétés. Dès lors ce crime, au sens de Durkhe...
Salvato in:
| Pubblicato in: | URI:https://journals.openedition.org/cjm, |
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| Autore principale: | |
| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
Cahiers Jean Moulin
2022
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| Soggetti: | |
| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | Considérée comme un abus de pouvoir des élites politiques, la corruption politique est classiquement perçue comme un phénomène normal au sens du sociologue français Émile Durkheim en raison tant de sa pérennité que de son rôle utile dans l’évolution des sociétés. Dès lors ce crime, au sens de Durkheim, ne pourrait être appréhendé comme une pathologie sociale. Si une telle position était recevable au xixe siècle, il en est aujourd’hui autrement avec l’essor de la virologie. L’article se propose donc d’apporter une nouvelle approche de la corruption politique à travers le prisme de la biologie et de la conceptualiser sous la forme d’un virus, ou d’un phénomène viral normal infectant la démocratie à travers l’intégrité des élus. Cette conceptualisation a pour conséquence d’envisager la lutte contre la corruption comme une réponse immunitaire et tente d’évaluer ainsi les politiques de prévention et de lutte. |
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