Modérer les passions, censurer l’élection
En tant que politiste, prendre pour objet d’étude la compétence de nomination suppose une critique sociologique préalable du concept de norme juridique en invitant à en saisir les conditions sociales de sa validité. Cette méthode wébérienne appliquée à la reformulation postrévolutionnaire de la nomi...
Salvato in:
| Pubblicato in: | URI:https://journals.openedition.org/cjm, |
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| Autore principale: | |
| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
Cahiers Jean Moulin
2022
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| Soggetti: | |
| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | En tant que politiste, prendre pour objet d’étude la compétence de nomination suppose une critique sociologique préalable du concept de norme juridique en invitant à en saisir les conditions sociales de sa validité. Cette méthode wébérienne appliquée à la reformulation postrévolutionnaire de la nomination a permis de ressaisir différemment l’histoire de cette prérogative. En effet, la lecture du projet de l’abbé Sieyès pour la constitution de 1799 sous l’angle de la distribution des postes montre que la prévalence de la nomination sur l’élection doit s’analyser comme un dispositif de censure de l’élection. Cet article entend ainsi montrer comment un mot d’ordre de modération des passions participe à légitimer l’invention de ce dispositif de contrôle de l’élection qui caractérise la réinvention républicaine de cette compétence. |
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