La colonisation japonaise et les changements de noms
Résumé : Cet article examine les campagnes de changements de noms lancées par le Japon colonial en 1940 en Corée et à Taiwan, souvent interprétées comme une tentative d’assimilation radicale des colonisés. Il montre que cette politique fut en réalité plus ambiguë et moins assimilatrice qu’on ne le p...
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| Τόπος έκδοσης: | URI:https://journals.openedition.org/cipango, |
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| Κύριος συγγραφέας: | |
| Μορφή: | Article ou chapitre numérique |
| Γλώσσα: | Français |
| Έκδοση: |
Cipango
2026
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| Θέματα: | |
| Διαθέσιμο Online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Περίληψη: | Résumé : Cet article examine les campagnes de changements de noms lancées par le Japon colonial en 1940 en Corée et à Taiwan, souvent interprétées comme une tentative d’assimilation radicale des colonisés. Il montre que cette politique fut en réalité plus ambiguë et moins assimilatrice qu’on ne le pense généralement. En Corée, la mesure imposait la création d’un nom de famille commun au foyer, mais n’obligeait pas à adopter un nom japonais ni à modifier le nom personnel. À Taiwan, le changement de nom était entièrement facultatif et ne concerna qu’une faible minorité de la population. Ces campagnes s’inscrivaient dans la politique d’« impérialisation » menée à la fin des années 1930 afin d’assurer la loyauté des colonies dans un contexte de guerre. Toutefois, elles ne conduisirent ni à une véritable intégration culturelle, ni à une intégration juridique complète. Les autorités japonaises maintinrent des systèmes d’état civil distincts, permettant de différencier durablement les colonisés des Japonais de métropole. L’objectif principal ne fut donc pas de faire des Coréens et des Taiwanais des Japonais à part entière, mais plutôt d’affaiblir leur attachement à leurs ancêtres, afin de renforcer leur loyauté envers l’empereur. |
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