Le trousseau à Nagoya : réévaluer l’importance de la dot dans le Japon du xxe siècle

Dans le tome deux de L’Histoire de la famille, Patrick Beillevaire écrivait que « de tout temps la notion de dot proprement dite est demeurée étrangère au système familial japonais ». Pourtant, certaines régions sont réputées pour l’effort financier que représente le mariage d’une fille à cause de c...

Description complète

Enregistré dans:
Détails bibliographiques
Dans:URI:https://journals.openedition.org/cipango,
Auteur principal: Ducros, Garance
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: Cipango 2020
Sujets:
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Description
Résumé:Dans le tome deux de L’Histoire de la famille, Patrick Beillevaire écrivait que « de tout temps la notion de dot proprement dite est demeurée étrangère au système familial japonais ». Pourtant, certaines régions sont réputées pour l’effort financier que représente le mariage d’une fille à cause de ce que les parents devront lui donner. C’est le cas de Nagoya et de ses environs où l’on dit que « si tu as trois filles, le faîte du toit tombera ». L’importance de la dot n’aurait-elle pas été sous-estimée ? Cet article se propose de montrer dans quelle mesure on peut parler de dot au Japon et d’en apprécier l’importance à partir de l’analyse d’un travail de terrain réalisé dans le département d’Aichi et de la littérature ethnologique locale. L’article reviendra sur la notion de dot dans l’introduction, puis, dans une première partie, il détaillera la coutume des trousseaux dans la région pour en montrer ensuite l’importance économique en deuxième partie, ainsi que ses nouvelles formes dans un dernier volet.