Les parias des houillères du Chikuhō : assimilation ou surdiscrimination ?

La région du Chikuhō (Kyūshū) reste fortement associée à l’histoire du charbon. Les liens entre communautés de parias (burakumin) et l’industrie de la houille y sont moins connus, l’historiographie d’après-guerre ayant peu abordé cette question. Les communautés buraku sont pourtant bien présentes da...

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Dades bibliogràfiques
Publicat a:URI:https://journals.openedition.org/cipango,
Autor principal: Miyazaki, Kaiko
Format: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicat: Cipango 2020
Matèries:
Accés en línia:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Descripció
Sumari:La région du Chikuhō (Kyūshū) reste fortement associée à l’histoire du charbon. Les liens entre communautés de parias (burakumin) et l’industrie de la houille y sont moins connus, l’historiographie d’après-guerre ayant peu abordé cette question. Les communautés buraku sont pourtant bien présentes dans le Chikuhō, le plus souvent à proximité des anciennes mines. Nous montrons ainsi qu’il existe un lien organique, entre la présence buraku dans le Chikuhō et l’industrie du charbon, procédant de facteurs historiques et sociaux. L’industrialisation des houillères à la fin du xixe siècle aurait pu conduire à l’intégration de ces burakumin au sein de la classe ouvrière émergente. Mais la discrimination a pourtant perduré au sein du prolétariat minier et fit même partie des stratégies de certains groupes industriels pour la gestion des populations ouvrières. Cette question de la spécificité buraku s’est aussi posée au mouvement ouvrier, au sein des syndicats et dans les stratégies du Parti communiste japonais. La nature et l’évolution du rapport des groupes de défense des burakumin aux autres syndicats de mineurs ont ainsi évolué, selon les impératifs du moment et les rapports de force, entre solidarité, alliance et subordination.