Aliénation ou acculturation coloniale ?
La présente contribution a pour objet d’appréhender la nature du succès retentissant du cinéma japonais, après 1945, à Taiwan. Pourquoi une telle popularité, particulièrement lors du Festival du film japonais de Taipei, en 1960 ? Bien des chercheurs des années 1990, au Japon, ont d’abord envisagé ce...
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| Publicado en: | URI:https://journals.openedition.org/cipango, |
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| Autor Principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado: |
Cipango
2014
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| Sujets: | |
| Acceso en liña: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | La présente contribution a pour objet d’appréhender la nature du succès retentissant du cinéma japonais, après 1945, à Taiwan. Pourquoi une telle popularité, particulièrement lors du Festival du film japonais de Taipei, en 1960 ? Bien des chercheurs des années 1990, au Japon, ont d’abord envisagé ce phénomène comme la manifestation d’un sentiment « pro-japonais ». Mais dans le contexte taiwanais des années 1960, où les mémoires de la domination coloniale et de la guerre étaient encore « fraîches », le qualificatif « pro-japonais » est-il bien celui qui convient? Afin de comprendre les raisons du fort engouement pour les films japonais à Taiwan, nous nous sommes attachées à analyser les critiques faites, à l’époque, par la presse taiwanaise, la police, la diplomatie. D’une manière plus générale, la perception de l’événement, au Japon comme à Taiwan, a le mérite de présenter plusieurs points représentatifs des problématiques relatives au cinéma taiwanais : d’une part la question de sa continuité depuis l’époque coloniale et, d’autre part, la question de la persistance d’une forme de colonialisme japonais après 1945. |
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