La « Cour du 19 août 1944 » : essai sur la mémoire policière
Le rôle des administrations publiques et des fonctionnaires français sous l'Occupation fait aujourd'hui l'objet d'une véritable bataille autour de leur « mémoire ». Dans ce contexte, il a semblé intéressant de voir comment et avec quelles difficultés et contradictions une institu...
Tallennettuna:
| Julkaisussa: | URI:https://journals.openedition.org/chs, |
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| Aineistotyyppi: | Article ou chapitre numérique |
| Kieli: | Français |
| Julkaistu: |
Crime, Histoire & Sociétés
2009
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| Linkit: | Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Yhteenveto: | Le rôle des administrations publiques et des fonctionnaires français sous l'Occupation fait aujourd'hui l'objet d'une véritable bataille autour de leur « mémoire ». Dans ce contexte, il a semblé intéressant de voir comment et avec quelles difficultés et contradictions une institution comme la police gère sa propre mémoire des années noires. Après le temps des pages blanches et du silence, celui des légendes noires ou roses, le moment est-il venu pour une administration d'affronter ce que furent son rôle et l'attitude d'un groupe pris au piège de la légalité de Vichy comme de sa culture professionnelle et de ses intérêts corporatifs ? Cela pose concrètement le problème des cultes et cérémonies mémoriels. Qui honorer, comment et pourquoi ? Peut-on, doit-on continuer d'honorer la mémoire de policiers tombés en faisant leur devoir au service d'un régime devenu illégitime ? Peut-on célébrer sans arrière-pensée l'attitude de policiers résistants qui ont certes sauvé l'honneur du corps, mais en donnant l'exemple même de l'indiscipline et de la transgression de tout ce qui fait l'essence et les valeurs sur lesquelles repose la police ? |
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