Bertillon, l’anthropologie criminelle et l’histoire naturelle : des réponses au brouillage des identités

La référence à l’histoire naturelle dans les discours sur le crime de la fin du dix-neuvième siècle ne procède pas seulement de préoccupations d’ordre étiologique, visant à démontrer le fondement organique et héréditaire du crime. Elle se déploie également dans le registre des indices de l’identité,...

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מידע ביבליוגרפי
הוצא לאור ב:URI:https://journals.openedition.org/chs,
מחבר ראשי: Guillo, Dominique
פורמט: Article ou chapitre numérique
שפה:Français
יצא לאור: Crime, Histoire & Sociétés 2008
גישה מקוונת:Accès Université d'Orléans et IFPM
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סיכום:La référence à l’histoire naturelle dans les discours sur le crime de la fin du dix-neuvième siècle ne procède pas seulement de préoccupations d’ordre étiologique, visant à démontrer le fondement organique et héréditaire du crime. Elle se déploie également dans le registre des indices de l’identité, individuelle et collective. Envisagés sous cet angle, ces discours apparaissent comme des constructions intellectuelles répondant au problème du brouillage de l’identité, qui marque les dernières décennies du siècle. En outre, cette référence à l’histoire naturelle prend des formes très différentes dans le monde savant, d’une part – l’anthropologie criminelle –, et dans le monde judiciaire, d’autre part – en particulier chez Bertillon. Dans chacun des cas, elle est mise au service de besoins spécifiques : d’un côté, la connaissance de l’identité générique de l’individu ; de l’autre, la reconnaissance de l’identité individuelle.