L’observation des relégués en France (1947-1970)
L’individualisation des peines fut au cœur de la Réforme pénitentiaire en France après 1945. Cerner la personnalité d’un condamné exigeait de multiplier les instances d’observation et de croiser les enquêtes sociales avec des expertises psychologiques, psychiatriques et médicales. Les récidivistes c...
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| Publicat a: | URI:https://journals.openedition.org/chs, |
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| Autor principal: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicat: |
Crime, Histoire & Sociétés
2012
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| Accés en línia: | Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumari: | L’individualisation des peines fut au cœur de la Réforme pénitentiaire en France après 1945. Cerner la personnalité d’un condamné exigeait de multiplier les instances d’observation et de croiser les enquêtes sociales avec des expertises psychologiques, psychiatriques et médicales. Les récidivistes condamnés à une peine complémentaire de sûreté ont fait l’objet, de 1948 à 1970, d’une expérimentation à grande échelle. L’analyse de leurs dossiers pénitentiaires, de leurs dossiers de personnalité montre l’écart entre les intentions généreuses des promoteurs de ces observations et les pratiques des observateurs du terrain. Bien des aspects d’une criminologie éculée influencent les rédacteurs des rapports aux côtés de nombreux préjugés. Ils n’aident guère à abréger le cheminement vers la liberté, mais allongent la durée de la peine. |
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