La Justice en France, 1789-1939. Un modèle à l’épreuve
Incarnation d’un modèle d’État centralisé et d’une rationalisation de la justice depuis 1789, le modèle français n’a pourtant jamais fait l’unanimité. Résistance et désobéissance constituent quelques-unes des formes d’opposition à « l’imposition » d’un modèle de justice. Aussi, l’image du « bloc de...
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| Publicado en: | URI:https://journals.openedition.org/chs, |
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| Autor Principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado: |
Crime, Histoire & Sociétés
2009
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| Acceso en liña: | Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Incarnation d’un modèle d’État centralisé et d’une rationalisation de la justice depuis 1789, le modèle français n’a pourtant jamais fait l’unanimité. Résistance et désobéissance constituent quelques-unes des formes d’opposition à « l’imposition » d’un modèle de justice. Aussi, l’image du « bloc de granit » napoléonien se trouve-t-elle fortement ébranlée. L’étude de la géographie judiciaire montre que « l’unification » des territoires de justice n’est pas totalement réalisée. La France a conservé et inventé des divisions régionales, une grande ligne de fracture et des comportements divers ainsi que l’atteste la diversité des conduites des justiciables. La justice concrète se décline plutôt au pluriel qu’au singulier. Au pénal, la justice est parfois instrumentalisée tandis que perdurent d’autres formes de régulation des conflits, à l’instar de l’accomodement. Quant au modèle judiciaire, il est l’objet de très fortes contestations : conduites de refus, critiques des codes, défiance de plus en plus grande à l’encontre de la justice dans le sillage des « scandales » qui ébranlent la société et l’État. |
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