L’encadrement des Algériens de Paris (1944-1954), entre contraintes juridiques et arbitraire policier

Au sortir de la Seconde Guerre mondiale, pour sauvegarder son empire colonial, la France est contrainte de reconnaître la citoyenneté des Français musulmans d’Algérie (FMA). Dès lors, ceux-ci se retrouvent en métropole dans une situation proche de celle d’autres citoyens diminués (vagabonds, prostit...

Descrizione completa

Salvato in:
Dettagli Bibliografici
Pubblicato in:URI:https://journals.openedition.org/chs,
Autore principale: Blanchard, Emmanuel
Natura: Article ou chapitre numérique
Lingua:Français
Pubblicazione: Crime, Histoire & Sociétés 2010
Accesso online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrizione
Riassunto:Au sortir de la Seconde Guerre mondiale, pour sauvegarder son empire colonial, la France est contrainte de reconnaître la citoyenneté des Français musulmans d’Algérie (FMA). Dès lors, ceux-ci se retrouvent en métropole dans une situation proche de celle d’autres citoyens diminués (vagabonds, prostituées…) qui, bien que juridiquement peu accessibles à la répression policière sont considérés comme « indésirables » et constituent la clientèle privilégiée de forces de l’ordre agissant aux marges de la loi. Si l’ethnicité, la xénophobie, et la situation coloniale contribuent à définir les Algériens comme « indésirables », le répertoire d’actions policier envers les FMA tient avant tout à la façon dont l’arène policière est médiatisée par le contrôle et la représentation politiques.