Les communistes bisontins et le processus de décolonisation ou comment adapter la ligne nationale au contexte local : l’alliance avec les catholiques de gauche

Après la Seconde Guerre mondiale, à Besançon, ville moyenne et peu industrialisée de l’est de la France, l’influence du catholicisme reste forte. Ainsi le PCF connaît-il des résultats électoraux plus faibles que la moyenne française et la CGT est-elle fortement concurrencée par la CFTC. Pour autant,...

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Vydáno v:URI:https://journals.openedition.org/chrhc,
Hlavní autor: Ponçot, Bénédicte
Médium: Article ou chapitre numérique
Jazyk:Français
Vydáno: Cahiers d’histoire. Revue d’histoire critique 2019
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On-line přístup:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Shrnutí:Après la Seconde Guerre mondiale, à Besançon, ville moyenne et peu industrialisée de l’est de la France, l’influence du catholicisme reste forte. Ainsi le PCF connaît-il des résultats électoraux plus faibles que la moyenne française et la CGT est-elle fortement concurrencée par la CFTC. Pour autant, les militants communistes sont de tous les combats et les positions choisies sont fidèles à la ligne nationale. Mais la lutte anticolonialiste montre cependant des nuances et une certaine autonomie du local. Les communistes trouvent des alliés chez les catholiques de gauche bisontins. Lors du conflit indochinois, ils sont les principaux opposants, mais avec la guerre d’Algérie, les forces se rééquilibrent entre ces derniers et les catholiques de gauche. Très souvent, ils construisent ensemble leur opposition aux guerres coloniales. Des liens structurels et individuels se tissent, qui font naître une contestation plus commune qu’au niveau national.