Les prisonniers de guerre allemands en mains françaises dans les mémoires nationales en France et en Allemagne après 1945

Massivement présents en France entre 1945 et 1948 mais longtemps considérés comme les oubliés de l’histoire, les prisonniers de guerre allemands en mains françaises occupent une place particulière dans les mémoires française et allemande. Les silences comme les regains d’intérêt dont ils ont fait (e...

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書誌詳細
出版年:URI:https://journals.openedition.org/chrhc,
第一著者: Théofilakis, Fabien
フォーマット: Article ou chapitre numérique
言語:Français
出版事項: Cahiers d’histoire. Revue d’histoire critique 2010
主題:
オンライン・アクセス:Accès Université d'Orléans et IFPM
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要約:Massivement présents en France entre 1945 et 1948 mais longtemps considérés comme les oubliés de l’histoire, les prisonniers de guerre allemands en mains françaises occupent une place particulière dans les mémoires française et allemande. Les silences comme les regains d’intérêt dont ils ont fait (et font) l’objet sont liés aux évolutions du régime d’historicité des deux pays depuis 1945. Dans quelle mesure l’Allemagne et la France ont-elles pu/voulu ménager une place à ces fantômes d’hier dans leurs histoires nationales ? Selon les usages de leur passé (de vainqueur/vaincu) qu’elles ont faits, à usage interne pour affirmer une identité nationale, à l’échelle européenne pour parvenir au rapprochement franco-allemand et individuelle selon l’attention accordée aux témoins, quatre moments peuvent être définis depuis les années 1950 qui analysent le traitement de la mémoire de cette captivité de guerre en temps de paix.