Partir sans esprit de retour : les missionnaires au travail, d’utopie missionnaire en hétérotopie ouvrière

Le catholicisme français sort de la Seconde Guerre mondiale profondément déstabilisé. Face aux enjeux du moment, les solutions apostoliques d’avant-guerre sont largement déconsidérées. La notion traditionnelle de mission permet de formuler cette critique en langage chrétien et de fédérer des énergie...

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Detaylı Bibliyografya
Yayımlandı:URI:https://journals.openedition.org/chrhc,
Yazar: Cavalin, Tangi
Materyal Türü: Article ou chapitre numérique
Dil:Français
Baskı/Yayın Bilgisi: Cahiers d’histoire. Revue d’histoire critique 2016
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Online Erişim:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Özet:Le catholicisme français sort de la Seconde Guerre mondiale profondément déstabilisé. Face aux enjeux du moment, les solutions apostoliques d’avant-guerre sont largement déconsidérées. La notion traditionnelle de mission permet de formuler cette critique en langage chrétien et de fédérer des énergies au service d’une entreprise de rechristianisation des masses. Au-delà de la figure exemplaire du prêtre-ouvrier, c’est une génération qui se reconnaît dans une même utopie missionnaire répétant le mot d’ordre de Frédéric Ozanam en 1848, un siècle plus tôt : « Passons aux barbares ! » La force de cet imaginaire religieux se mesure à la volonté de vivre ce départ en mission « sans esprit de retour », dans un va-tout qui, à défaut de remettre l’Église au centre de la société, va altérer pour des décennies les frontières entre le religieux et le politique.