La pauvreté comme une parenthèse : survivre en grève du XIXe siècle à la Seconde Guerre mondiale

La cessation collective du travail s’accompagne de celle du salaire. Du XIXe siècle aux années 1930, alors que les confrontations sociales se multiplient et gagnent en durée, la grève s’apparente donc quelquefois à une parenthèse de pauvreté pour le monde ouvrier. Échapper à la menace du dénuement o...

Deskribapen osoa

Gorde:
Xehetasun bibliografikoak
Argitaratua izan da:URI:https://journals.openedition.org/chrhc,
Egile nagusia: Sirot, Stéphane
Formatua: Article ou chapitre numérique
Hizkuntza:Français
Argitaratua: Cahiers d’histoire. Revue d’histoire critique 2010
Gaiak:
Sarrera elektronikoa:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Deskribapena
Gaia:La cessation collective du travail s’accompagne de celle du salaire. Du XIXe siècle aux années 1930, alors que les confrontations sociales se multiplient et gagnent en durée, la grève s’apparente donc quelquefois à une parenthèse de pauvreté pour le monde ouvrier. Échapper à la menace du dénuement ou en limiter les effets représente alors une dimension cruciale de la pratique conflictuelle influant sur le dénouement du rapport de forces. La nécessité de vivre sans produire impose la construction de solidarités et peut également contribuer à renforcer la cohésion du groupe en mouvement. Mais il n’est pas toujours possible d’échapper au besoin : la pauvreté vécue s’inscrit dès lors au cœur de l’expérience ouvrière de la grève.