Héros et criminels : la figure du peuple en lutte dans les débats d’amnistie de la question sociale sous la Troisième République

Sous la Troisième République, l’amnistie est classiquement utilisée pour régler les grandes crises civiles (boulangisme, affaire Dreyfus), mais elle devient de manière plus nouvelle un outil de régulation du conflit social à une époque où les grèves se multiplient, le monde du travail se transforme...

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Dades bibliogràfiques
Publicat a:URI:https://journals.openedition.org/chrhc,
Autor principal: Gacon, Stéphane
Format: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicat: Cahiers d’histoire. Revue d’histoire critique 2014
Matèries:
Accés en línia:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Descripció
Sumari:Sous la Troisième République, l’amnistie est classiquement utilisée pour régler les grandes crises civiles (boulangisme, affaire Dreyfus), mais elle devient de manière plus nouvelle un outil de régulation du conflit social à une époque où les grèves se multiplient, le monde du travail se transforme et la répression sociale s’intensifie. Pour des raisons pédagogiques liées à la naissance du syndicalisme et à l’organisation du socialisme, les campagnes d’amnistie, de plus en plus personnalisées, produisent, au risque de simplifier à l’extrême les enjeux de la lutte sociale, des héros et des martyrs, alors que les défenseurs de l’ordre dénoncent, dans la tradition renouvelée des « classes dangereuses » du premier xixe siècle, les violences d’un peuple « ensauvagé » et endoctriné par quelques « meneurs ».