Marx, un spectre qui ne hante plus les Science studies ?
Les Science studies ont émergé comme discipline syncrétique centrée sur les savoirs dans le sillage des mouvements de contestation des années 1960 et 1970. Le marxisme est alors une référence incontournable des historiens et sociologues des sciences qui explorent - et dénoncent - les modes de domina...
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| Publicat a: | URI:https://journals.openedition.org/chrhc, |
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| Autors principals: | , |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicat: |
Cahiers d’histoire. Revue d’histoire critique
2014
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| Accés en línia: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumari: | Les Science studies ont émergé comme discipline syncrétique centrée sur les savoirs dans le sillage des mouvements de contestation des années 1960 et 1970. Le marxisme est alors une référence incontournable des historiens et sociologues des sciences qui explorent - et dénoncent - les modes de domination et d’aliénation associés aux pratiques scientifiques. Les campus bouillonnants des Trente Glorieuses sont l’espace principiel d’une forme de contestation épistémologique radicale. Les sciences ne sont plus quadrillées par les questionnements philosophiques classiques mais par un retour sur les pratiques et la matérialité des formes de connaissance. Peu à peu cependant, un glissement s’opère au sein des Science studies : le référentiel politique contestataire s’estompe et la pensée marxiste, si elle est encore parfois mobilisée, est singulièrement transformée et même trahie. Dans les années 1980 et 1990, une série d’études sur les machines témoignent de cette rupture progressive avec le socle subversif du marxisme. |
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