Histoire africaine de langue française et mondialisation
Aujourd’hui la plupart des historiens français rejettent le concept d’africanisme, pour des raisons semblables au rejet par Edward Said de l'Orientalisme, ou par Valentin Mudimbe de l’invention de l’Afrique. Plusieurs générations d’historiens africains formés aux Écoles de Dakar, de Dar es Sala...
Guardado en:
| Publicado en: | URI:https://journals.openedition.org/chrhc, |
|---|---|
| Autor principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Lenguaje: | Français |
| Publicado: |
Cahiers d’histoire. Revue d’histoire critique
2013
|
| Materias: | |
| Acceso en línea: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumario: | Aujourd’hui la plupart des historiens français rejettent le concept d’africanisme, pour des raisons semblables au rejet par Edward Said de l'Orientalisme, ou par Valentin Mudimbe de l’invention de l’Afrique. Plusieurs générations d’historiens africains formés aux Écoles de Dakar, de Dar es Salaam, ou d’Ibadan, nous rappellent désormais que ce que nous, Occidentaux, pensons être évident est loin de l’être pour l’Autre, et inversement. Même si le manque de ressources et la fuite des cerveaux pèsent sur les centres africains de recherche, les historiens africains de l’Afrique et de la diaspora sont désormais beaucoup plus nombreux que les Français. Les études africaines ne sont plus unilatérales. Elles sont aussi afrocentrées (ce qui ne signifie pas afrocentriques). C’est ce que rappellent les analyses dites postcoloniales1. |
|---|