Voyages défendus : recouvrer la liberté de circulation dans l’Espagne et l’Amérique espagnole à l’époque moderne
Cet article analyse les réglementations de la Couronne espagnole du 16e siècle relatives à la mobilité transatlantique, et la résistance qu’elles ont suscitée, en examinant les tentatives de contrôler et classer les voyageurs, ainsi que les manières dont nombre d’entre eux ont recouvré leur liberté...
Uloženo v:
| Vydáno v: | URI:https://journals.openedition.org/chrhc, |
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| Médium: | Article ou chapitre numérique |
| Jazyk: | Français |
| Vydáno: |
Cahiers d’histoire. Revue d’histoire critique
2026
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| Témata: | |
| On-line přístup: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Shrnutí: | Cet article analyse les réglementations de la Couronne espagnole du 16e siècle relatives à la mobilité transatlantique, et la résistance qu’elles ont suscitée, en examinant les tentatives de contrôler et classer les voyageurs, ainsi que les manières dont nombre d’entre eux ont recouvré leur liberté de circulation. S’appuyant sur le concept de « pouvoir disciplinaire » de Foucault, je soutiens que ces réglementations exprimaient une forme embryonnaire de pouvoir cherchant à rendre les sujets plus visibles par des techniques de description, de classification et d’inspection. Alors que la Couronne cherchait à contrôler les déplacements par des systèmes de licences et d’identification, ces mesures étaient constamment déjouées par des voyageurs qui abandonnaient leur identité, fabriquaient des témoignages et exploitaient les ambiguïtés juridiques pour récupérer leur liberté de circulation. En examinant les politiques publiques, les témoignages des autorités locales et les procès en matière de liberté impliquant des voyageurs portugais et génois, l’article retrace comment le pouvoir a été contesté par des réponses individuelles et des mécanismes juridiques, montrant qu’il ne se manifestait pas seulement par des interdictions centralisées, mais aussi par des actes individuels de résistance. L’article soutient que cette expérience moderne fournit une perspective historique précieuse pour les débats contemporains sur la liberté de circulation, la justice en matière de mobilité et le droit international, contribuant à contextualiser les tensions entre souveraineté nationale et interconnexion mondiale, ainsi que les discussions sur les crises des réfugiés et la traite des êtres humains. En définitive, il nous invite à considérer la circulation des personnes non seulement comme un sous-produit de la politique, mais aussi comme un moyen de résister au pouvoir arbitraire. |
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