De la réalité historique au mythe : la Festa di a Nazione corse
En Corse, de nos jours, le 8 décembre revêt un caractère particulier, dépassant le simple cadre religieux (fête de l’Immaculée Conception) pour embrasser un aspect plus identitaire et politique. En effet, le mouvement nationaliste insulaire y associe, de manière solennelle, A Festa di a Nazione – la...
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| Publicado no: | URI:https://journals.openedition.org/chrhc, |
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| Autor principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado em: |
Cahiers d’histoire. Revue d’histoire critique
2026
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| Assuntos: | |
| Acesso em linha: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Resumo: | En Corse, de nos jours, le 8 décembre revêt un caractère particulier, dépassant le simple cadre religieux (fête de l’Immaculée Conception) pour embrasser un aspect plus identitaire et politique. En effet, le mouvement nationaliste insulaire y associe, de manière solennelle, A Festa di a Nazione – la Fête de la nation, laquelle rappelle que l’île, au 18e siècle, en rébellion contre Gênes (à partir de 1729), aurait été placée sous la protection de la Vierge, le 30 janvier 1735, lors d’une cunsulta – assemblée – s’étant déroulée à Corte. Cependant, la date du 30 janvier fait débat chez certains historiens, qui doutent de son authenticité et du fait qu’elle institue le 8 décembre comme Fête de la nation corse. Cette controverse est également nourrie par l’existence d’une autre date, celle du 30 novembre 1789 : l’adhésion de la Corse à l’Impérium – l’Empire français – et aux principes de la Révolution. La portée de cet événement est, qui plus est, renforcée par la décision que prit l’assemblée – cunsulta – d’Orezza, le 23 septembre 1790, de faire du 30 novembre la Fête nationale de la Corse. À travers ces deux dates, ce sont deux conceptions de l’histoire qui s’affichent ainsi en contrepoint : celle du roman national et celle de l’authenticité historique. |
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