Marc Bloch et Karl Marx
Comme le montre le registre d’emprunts de la bibliothèque de l’École normale supérieure en date du 31 décembre 1904, Marc Bloch s’est plongé dans l’œuvre de Marx pour le réveillon. Il découvre Le Capital à travers la version traduite par le guesdiste Gabriel Deville avant d’opérer une lecture intégr...
Salvato in:
| Pubblicato in: | URI:https://journals.openedition.org/chrhc, |
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| Autore principale: | |
| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
Cahiers d’histoire. Revue d’histoire critique
2026
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| Soggetti: | |
| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | Comme le montre le registre d’emprunts de la bibliothèque de l’École normale supérieure en date du 31 décembre 1904, Marc Bloch s’est plongé dans l’œuvre de Marx pour le réveillon. Il découvre Le Capital à travers la version traduite par le guesdiste Gabriel Deville avant d’opérer une lecture intégralement prise en notes dans la version originale allemande. Entouré de maîtres et de collègues engagés à gauche, pionnier de l’histoire économique et sociale, ce qui put le faire aisément qualifier de « rouge » par ses détracteurs, Marc Bloch est-il pour autant devenu marxiste ? La condamnation du nazisme autant que du communisme par le Cercle de Montpellier, auquel il appartenait en 1941-1942, dément son adhésion. Cependant, l’examen de son œuvre atteste une admiration et une assimilation tout aussi prudente que savante des concepts du « grand barbu de Londres », ainsi qu’il le cite avec humour. |
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