Après les avoir surveillés, comment faut-il les punir ?
À partir des années 1960 en Belgique, la gendarmerie adapte ses modes d’intervention face à des protestataires faisant usage d’un répertoire d’actions renouvelé. Elle met en œuvre des pratiques d’arrestations qui visent à éviter des confrontations massives. Ces opérations, qui reposent sur des critè...
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| In: | URI:https://journals.openedition.org/chrhc, |
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| Main Author: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Language: | Français |
| Published: |
Cahiers d’histoire. Revue d’histoire critique
2025
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| Subjects: | |
| Online Access: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | À partir des années 1960 en Belgique, la gendarmerie adapte ses modes d’intervention face à des protestataires faisant usage d’un répertoire d’actions renouvelé. Elle met en œuvre des pratiques d’arrestations qui visent à éviter des confrontations massives. Ces opérations, qui reposent sur des critères fixés par les gendarmes, entravent la liberté de manifester. Elles jouent un rôle important dans le déplacement et l’invisibilisation de la violence d’État, mis en avant dans plusieurs travaux, d’autant plus que les arrestations sont nécessaires en vue d’éventuelles poursuites judiciaires. Cet article interroge le développement de ces techniques et leurs impacts sur les droits des manifestants. En étudiant des conceptions policières, il montre comment les arrestations occupent une nouvelle place dans le système coercitif. L’analyse concrète de la manifestation des sidérurgistes de mars 1982 démontre dans un second temps comment les arrestations participent à la mécanique des violences d’État en étant un des rouages permettant la sanction judiciaire. |
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