« Le futur était maintenant » : la révolution est-elle un acte de préfiguration ?
L’« Avril portugais » demeure l’histoire de l’irruption des masses, une expérience vécue, bouleversante et incommensurable, qui ébranla les instances politiques, économiques et culturelles dans leur ensemble. Il s’agit de la révolution européenne la plus significative depuis 1945. Durant les deux an...
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| Publicado en: | URI:https://journals.openedition.org/chrhc, |
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| Autores principales: | , |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Lenguaje: | Français |
| Publicado: |
Cahiers d’histoire. Revue d’histoire critique
2024
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| Materias: | |
| Acceso en línea: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumario: | L’« Avril portugais » demeure l’histoire de l’irruption des masses, une expérience vécue, bouleversante et incommensurable, qui ébranla les instances politiques, économiques et culturelles dans leur ensemble. Il s’agit de la révolution européenne la plus significative depuis 1945. Durant les deux années 1974-1975, le Portugal, que la dictature fasciste avait contraint à la passivité pendant plus de quarante ans, connut l’effervescence grâce à la créativité des millions de personnes activement et consciemment engagées dans la poièsis, la fondation d’un nouveau mode de vie, égalitaire et profondément libre. La « contre-révolution démocratique » qui suivit tenta de faire oublier que les aspirations de ceux d’en bas ne sont pas seulement des fantasmes politiques, que l’histoire n’est pas faite par les États ou les gouvernements politiques, mais par les classes sociales et leurs mouvements. |
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