André Morizet, un intellectuel critique en Russie soviétique

André Morizet, issu du syndicalisme révolutionnaire, homme de revues, docteur en droit, maire de Boulogne-sur-Seine dès 1919, rejoint le Parti communiste français dès sa fondation. Mû par l’internationalisme et le souci de l’unité, soviétophile, il voyage dans la jeune Russie soviétique en 1921 et e...

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Τόπος έκδοσης:URI:https://journals.openedition.org/chrhc,
Κύριος συγγραφέας: Guillot, Pascal
Μορφή: Article ou chapitre numérique
Γλώσσα:Français
Έκδοση: Cahiers d’histoire. Revue d’histoire critique 2024
Θέματα:
Διαθέσιμο Online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Περιγραφή
Περίληψη:André Morizet, issu du syndicalisme révolutionnaire, homme de revues, docteur en droit, maire de Boulogne-sur-Seine dès 1919, rejoint le Parti communiste français dès sa fondation. Mû par l’internationalisme et le souci de l’unité, soviétophile, il voyage dans la jeune Russie soviétique en 1921 et en rapporte un ouvrage, Chez Lénine et Trotski, préfacé par le commissaire au peuple lui-même, à l’audience retentissante. Nous analysons à travers la figure de Morizet les enthousiasmes, hésitations et doutes qui traversent une partie des intellectuels politiques face à la naissance de la nation socialiste et aux implications des succès des bolchéviques sur le mouvement socialiste international. Nous montrons que pointe déjà dans l’ouvrage un détachement critique. Peu à peu, bien que jouant un rôle dirigeant au sein du nouveau parti, Morizet prend, non sans repentir, ses distances avec le parti qu’il quitte en janvier 1923. Cette difficulté à se situer face à une réalité radicalement nouvelle, à exprimer son point de vue sur une situation, en particulier des rapports de force, tant nationaux qu’internationaux, en permanente et imprévisible transformation, est révélatrice de ce temps de l’aube du communisme et constitue le fil conducteur de notre analyse.