Communistes et surréalistes contre la « grande foire coloniale » de 1931 : convergences et initiatives séparées

Durant l’entre-deux-guerres, la quasi-totalité des hommes politiques, journalistes, intellectuels – et, avec eux, l’opinion publique – étaient fermement convaincus que la colonisation était un bienfait, tant pour la France que pour les peuples « indigènes ». La grande Exposition coloniale internatio...

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Dans:URI:https://journals.openedition.org/chrhc,
Auteur principal: Ruscio, Alain
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: Cahiers d’histoire. Revue d’histoire critique 2024
Sujets:
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Description
Résumé:Durant l’entre-deux-guerres, la quasi-totalité des hommes politiques, journalistes, intellectuels – et, avec eux, l’opinion publique – étaient fermement convaincus que la colonisation était un bienfait, tant pour la France que pour les peuples « indigènes ». La grande Exposition coloniale internationale organisée en 1931 en fut une éclatante démonstration. Pourtant, des voix protestataires, certes minoritaires, mais fortes, se firent entendre. Deux initiatives vont marquer. La mouvance communiste (PCF, mais aussi CGTU, Secours rouge international, Ligue contre l’impérialisme) va être à l’initiative d’une contre-Exposition, à laquelle seront associés les intellectuels surréalistes. Initiative méritoire, mais soldée par un échec populaire. La seconde initiative fut propre aux surréalistes : une déclaration-tract, « Ne visitez pas l’Exposition coloniale », texte qui a traversé le temps et garde aujourd’hui toute sa force.