L’autre boycott des Jeux olympiques de Moscou 1980 : quand l’événement sportif nourrit le combat anticommuniste de l’extrême-droite française.

Cet article est consacré à la mobilisation oubliée d’une partie de l’extrême droite française anticommuniste lors des Jeux olympiques de Moscou organisés en 1980. Tandis que les mouvements lancés à l’échelle internationale par le gouvernement américain ou en France par les réseaux intellectuels de l...

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Pubblicato in:URI:https://journals.openedition.org/chrhc,
Autore principale: Guéry, Valentin
Natura: Article ou chapitre numérique
Lingua:Français
Pubblicazione: Cahiers d’histoire. Revue d’histoire critique 2023
Soggetti:
Accesso online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrizione
Riassunto:Cet article est consacré à la mobilisation oubliée d’une partie de l’extrême droite française anticommuniste lors des Jeux olympiques de Moscou organisés en 1980. Tandis que les mouvements lancés à l’échelle internationale par le gouvernement américain ou en France par les réseaux intellectuels de l’extrême-gauche ont été largement documentés, l’analyse de l’action collective menée par Bernard Antony, entrepreneur de cause anticommuniste, a été occultée. En ce qu’il révèle différents phénomènes inhérents à la saisie de l’opportunité de mobilisation politique par les militants anticommunistes et le poids des normes tacites de l’apolitisme sportif, notre travail propose d’éclairer tout à la fois les ressorts d’action de l’extrême droite française pour nourrir son combat contre le régime soviétique, et l’intrication des liens entre les ordres sportif et politique. Il questionne par ailleurs l’évolution progressive de la position de Jean-Marie Le Pen, passant de défenseur de la cause olympique à fervent soutien au mouvement de « boycottage » soutenu par une grande partie des militants du Front national.