L’unité du monde sportif africain face à l’olympisme : influences et interdépendances dans la création du Conseil supérieur du sport en Afrique (1960-1966)

Après la Seconde Guerre mondiale, l’Afrique est un enjeu pour le mouvement olympique alors que peu de pays ont des Comités nationaux olympiques (CNO) et participent aux Jeux olympiques (JO). De plus, hormis les Jeux méditerranéens (1951) et les Jeux panarabes (1953), une partie de l’Afrique n’est pa...

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Detalhes bibliográficos
Publicado no:URI:https://journals.openedition.org/chrhc,
Autor principal: Charitas, Pascal
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado em: Cahiers d’histoire. Revue d’histoire critique 2023
Assuntos:
Acesso em linha:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrição
Resumo:Après la Seconde Guerre mondiale, l’Afrique est un enjeu pour le mouvement olympique alors que peu de pays ont des Comités nationaux olympiques (CNO) et participent aux Jeux olympiques (JO). De plus, hormis les Jeux méditerranéens (1951) et les Jeux panarabes (1953), une partie de l’Afrique n’est pas représentée au Comité international olympique (CIO) et n’a pas de structure représentative du sport sur le continent. Cependant, en 1960, les indépendances africaines précipitent le processus d’intégration de l’Afrique au mouvement olympique. Il ne s’agit pas seulement pour eux de constituer leurs CNO et de participer aux JO de Tokyo (1964), mais d’organiser un bloc africain olympique afin de créer les premiers Jeux africains (1965) et d’édifier un « monde sportif » africain uni et indépendant du CIO par le Conseil supérieur du sport en Afrique (1966). L’objectif est ainsi de se saisir de l’olympisme comme un espace politique de revendication face à l’apartheid.