Le SPD face au défi des nationalités. L’exemple de la Lituanie prussienne (1890-1914)

À la fin des années 1890, le SPD essaie de s’implanter de manière durable en Lituanie prussienne. Dans cette région multi-ethnique, qui fait partie intégrante de la Prusse Orientale, le parti social-démocrate doit faire face à la concurrence de nombreux rivaux (conservateurs, libéraux, nationaux-lib...

Ausführliche Beschreibung

Gespeichert in:
Bibliographische Detailangaben
Veröffentlicht in:URI:https://journals.openedition.org/chrhc,
1. Verfasser: Ferrebeuf, Florian
Format: Article ou chapitre numérique
Sprache:Français
Veröffentlicht: Cahiers d’histoire. Revue d’histoire critique 2023
Schlagworte:
Online Zugang:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Beschreibung
Zusammenfassung:À la fin des années 1890, le SPD essaie de s’implanter de manière durable en Lituanie prussienne. Dans cette région multi-ethnique, qui fait partie intégrante de la Prusse Orientale, le parti social-démocrate doit faire face à la concurrence de nombreux rivaux (conservateurs, libéraux, nationaux-libéraux et nationalistes lituaniens). Or, si le SPD professe publiquement un internationalisme, il n’assume pas, paradoxalement, un biais germanique bien réel. Cette contradiction prend tout son sens en Lituanie prussienne où, malgré des résultats encourageants, le SPD ne réussit pas à faire élire un de ses candidats. Le facteur national, assimilé par les partis rivaux, en est assurément l’une des causes. Cet article vise à comprendre les contradictions internes et les hésitations du SPD face à un espace plurinational, aussi bien sur le plan théorique que sur le plan pratique.