Les coopératives de production au service des coopératives de consommation : le cas de la coopération socialiste en Belgique (1872-1983)
En Belgique, le mouvement coopératif se développe à partir du dernier quart du 19e siècle comme l’ossature, la colonne vertébrale d’un mouvement ouvrier socialiste où la forme « parti » sera à la fois le fruit d’un regroupement et la force centralisatrice et dirigeante des autres composantes que son...
Enregistré dans:
| Dans: | URI:https://journals.openedition.org/chrhc, |
|---|---|
| Auteur principal: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
Cahiers d’histoire. Revue d’histoire critique
2023
|
| Sujets: | |
| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | En Belgique, le mouvement coopératif se développe à partir du dernier quart du 19e siècle comme l’ossature, la colonne vertébrale d’un mouvement ouvrier socialiste où la forme « parti » sera à la fois le fruit d’un regroupement et la force centralisatrice et dirigeante des autres composantes que sont les mutuelles, les syndicats et les coopératives. Les coopératives sont au cœur du développement du socialisme en Belgique et lui donnent une puissance économique importante. Au-delà d’un aspect logistique, pour les socialistes belges « [La coopérative] apparaît (…) comme une sorte de réalisation embryonnaire du socialisme, qui prépare les esprits à concevoir un ordre social très différent du régime capitaliste actuel1 ». Le mouvement coopératif belge reprend les principes arrêtés par les pionniers de Rochdale, mais y ajoute une obligation : celle d’adhérer au Parti ouvrier belge (POB2) et d’affecter une partie des bénéfices à la propagande socialiste. Cet ajout différencie clairement le modèle coopératif belge de celui des autres pays. Une autre spécificité est de s’être développé quasi exclusivement sur le modèle de la consommation, les rares coopératives de production venant alimenter celle-ci. |
|---|