La Deuxième Internationale face à la question coopérative, 1889-1914

La Deuxième Internationale (1889-1914) expérimente des difficultés à définir ses relations avec le mouvement coopératif, puisque les divergences d’ordre théorique entre ses partis affiliés se cristallisent autour de trois questionnements : faut-il considérer les coopératives comme les prémices de l’...

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Bibliografiske detaljer
Udgivet i:URI:https://journals.openedition.org/chrhc,
Hovedforfatter: Benedetti, Andrea
Format: Article ou chapitre numérique
Sprog:Français
Udgivet: Cahiers d’histoire. Revue d’histoire critique 2023
Fag:
Online adgang:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Beskrivelse
Summary:La Deuxième Internationale (1889-1914) expérimente des difficultés à définir ses relations avec le mouvement coopératif, puisque les divergences d’ordre théorique entre ses partis affiliés se cristallisent autour de trois questionnements : faut-il considérer les coopératives comme les prémices de l’ordre socialiste à venir ? Entre parti et coopératives, doit-il exister une unité organique ou une autonomie organisationnelle ? Les partis nationaux demeurent-ils souverains, ou bien les instances de l’Internationale peuvent-elles leur dicter une ligne de conduite en matière coopérative ? Si les premiers congrès négligent le coopérativisme, dès 1900, le Bureau socialiste international, animé par une équipe de coopérateurs socialistes belges, adopte une approche graduelle et pragmatique pour resserrer les liens entre partis et coopératives. Le congrès de Copenhague de 1910 s’occupe finalement de la question coopérative, mais doit adopter une résolution équilibriste et qui reste sans lendemain.