Ben Fletcher et les IWW sur les quais de Philadelphie. Un modèle de syndicalisme interracial au début du 20e siècle
Aujourd’hui oublié, Ben Fletcher compte cependant parmi les plus importants syndicalistes et révolutionnaires africains-américains de l’histoire des États-Unis. Il contribua en 1913 à la création du Local 8 de l’Industrial Workers of the World (IWW), peut-être le syndicat le plus radical des États-U...
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| 出版年: | URI:https://journals.openedition.org/chrhc, |
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| 第一著者: | |
| フォーマット: | Article ou chapitre numérique |
| 言語: | Français |
| 出版事項: |
Cahiers d’histoire. Revue d’histoire critique
2022
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| 主題: | |
| オンライン・アクセス: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| 要約: | Aujourd’hui oublié, Ben Fletcher compte cependant parmi les plus importants syndicalistes et révolutionnaires africains-américains de l’histoire des États-Unis. Il contribua en 1913 à la création du Local 8 de l’Industrial Workers of the World (IWW), peut-être le syndicat le plus radical des États-Unis. Ce syndicat représentait une main-d’œuvre composée d’un tiers de Noirs, d’un tiers d’Irlando-Américains et d’un tiers d’immigrants européens. Fletcher et ses camarades pensaient que ce qui unissait les travailleurs noirs et blancs était plus important que leurs différences, et que la meilleure manière de les aider était le syndicalisme interracial, c’est-à-dire apporter une solution de classe aux problèmes liés à la race. Il l’a fait dans une période où le racisme, l’antisyndicalisme et la xénophobie étaient endémiques, et cela sans même signer d’accord avec le patronat, par la seule pression constante que représentait la menace de faire grève. Fletcher et un petit groupe d’ouvriers noirs et blancs « non qualifiés » ont rendu possible ce que la plupart des institutions américaines ne sont toujours pas parvenues à réaliser : l’égalité et l’intégration. |
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