L’entretien d’un animal essentiel : rapports entre les traités et la pratique dans l’hippiatrie italienne du 13e siècle

Le De Medicina Equorum, écrit par Jordanus Rufus (vers 1250-1260) à la cour de l’empereur Frédéric II, est considéré comme le premier ouvrage vétérinaire de l’Occident latin. Cet écrit est connu pour son approche novatrice, sa fortune dans toute l’Europe et son influence incontestable jusqu’au 16e s...

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Dans:URI:https://journals.openedition.org/chrhc,
Auteur principal: Mattioli, Irina
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: Cahiers d’histoire. Revue d’histoire critique 2022
Sujets:
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Description
Résumé:Le De Medicina Equorum, écrit par Jordanus Rufus (vers 1250-1260) à la cour de l’empereur Frédéric II, est considéré comme le premier ouvrage vétérinaire de l’Occident latin. Cet écrit est connu pour son approche novatrice, sa fortune dans toute l’Europe et son influence incontestable jusqu’au 16e siècle au moins. Cependant, le traité de Rufus n’a jamais été relié aux pratiques concrètes de son époque. À cet égard, il existe des preuves documentaires pertinentes dans les archives de la commune de Pérouse (1276 à 1292), qui peuvent être mises en relation avec les connaissances hippiatriques du traité de Rufus. Cette culture vétérinaire commune apporte un éclairage nouveau sur les soins apportés aux chevaux et sur la circulation des connaissances spécialisées dans l’Italie du 13e siècle. Il en ressort que les animaux, élément clé du progrès technique au cours de l’histoire, sont aussi les protagonistes d’une dynamique d’innovation scientifique et culturelle.