Du charivari au désordre judiciaire : l’irrémissible sexualité (Chalais, 1942-1945)
Par son brouillage des identités de genre, la France de Vichy est un lieu pertinent de l’histoire de la sexualité. L’affaire de Chalais, par la variété des points de vue qui la composent, permet de s’interroger sur les méthodes les plus adaptées à cette histoire. Le chevauchement de chronologie d’un...
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| Publicado en: | URI:https://journals.openedition.org/chrhc, |
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| Autor principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Lenguaje: | Français |
| Publicado: |
Cahiers d’histoire. Revue d’histoire critique
2004
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| Materias: | |
| Acceso en línea: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumario: | Par son brouillage des identités de genre, la France de Vichy est un lieu pertinent de l’histoire de la sexualité. L’affaire de Chalais, par la variété des points de vue qui la composent, permet de s’interroger sur les méthodes les plus adaptées à cette histoire. Le chevauchement de chronologie d’une part, l’enchevêtrement des événements d’autre part justifie le choix de recourir ici à une rétrospection micro-analytique. D’une « banale » affaire de collaboration charnelle, telle que les tribunaux de la Libération en voient alors défiler par centaines, les « événements » de Chalais viennent se situer à la croisée du politique et du sexuel. En 1942, l’application d’une directive sanitaire concertée entre le pouvoir vichyste et les autorités allemandes est le prétexte d’un charivari dans les rues de la petite ville de Chalais : des femmes suspectées de se prostituer, risquant par-là de contaminer des soldats allemands, sont attendues par une foule nombreuse sur le lieu de leur examen médical. Après coup, les exaspérations allemandes, l’opiniâtreté de gendarmes français et la ténacité de la réglementation des sexualités et du contrôle des corps sévissent dans la France de la Révolution nationale, de l’Occupation et de la Libération. |
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