Les Aufklärer : « misère allemande » ou impuissance structurelle ?

Philippe Goujard propose ici une interprétation globale de la signification comparée des Lumières françaises et allemandes. L’auteur fait retour sur une lecture traditionnelle qui met en avant la faiblesse de la critique sociale des Lumières allemandes, suspectes d’ « idéalisme ». Pour comprendre la...

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Dans:URI:https://journals.openedition.org/chrhc,
Auteur principal: Goujard, Philippe
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: Cahiers d’histoire. Revue d’histoire critique 2005
Sujets:
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Description
Résumé:Philippe Goujard propose ici une interprétation globale de la signification comparée des Lumières françaises et allemandes. L’auteur fait retour sur une lecture traditionnelle qui met en avant la faiblesse de la critique sociale des Lumières allemandes, suspectes d’ « idéalisme ». Pour comprendre la différence d’impact social entre Lumières françaises et Lumières allemandes, il propose une interprétation qui s’appuie sur l’analyse sociale des sociétés allemandes du xviiie siècle, multiples, diverses mais présentant aussi bien des traits communs. Il insiste notamment sur l’importance du morcellement territorial et juridique des états allemands, de l’appartenance confessionnelle dans l’ensemble de ces sociétés, sur les liens entre Aufklärung et noblesse, sur l’étroitesse de la bourgeoisie de talents, sur l’alliance de l’artisanat et de la bourgeoisie marchande autour de l’idée de conservation de l’ordre ancien. Il montre le poids des représentations, qui autour de « marqueurs d’identité », amène des dominants et des dominés à converger vers les mêmes positions de refus de l’Aufklärung et à tenir globalement pour hostiles l’ensemble de ceux qui veulent transformer la société, bourgeoisie éclairée et état moderne.