La nature « antirépublicaine » de la propagande d’État : du mythe mobilisateur à sa réalisation (1918-1944)

Rares sont les études portant sur les services français d’information et de propagande avant Vichy. Et pour cause. La thèse s’est longtemps imposée d’une incompatibilité de nature entre propagande d’État et « culture républicaine ». Les quelques travaux qui concernent les tentatives de centraliser l...

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Detalhes bibliográficos
Publicado no:URI:https://journals.openedition.org/chrhc,
Autor principal: Georgakakis, Didier
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado em: Cahiers d’histoire. Revue d’histoire critique 2005
Assuntos:
Acesso em linha:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrição
Resumo:Rares sont les études portant sur les services français d’information et de propagande avant Vichy. Et pour cause. La thèse s’est longtemps imposée d’une incompatibilité de nature entre propagande d’État et « culture républicaine ». Les quelques travaux qui concernent les tentatives de centraliser les services d’information et de propagande et leur échec à la veille de la Seconde Guerre mondiale convergent vers cette analyse 1. La République mourante aurait été bien incapable d’entrevoir l’enjeu de la propagande et de dépasser ses vieux principes d’un non-interventionnisme symbolique. L’histoire leur donne, d’une certaine façon, raison puisqu’à l’apparente absence d’une propagande d’État à la fin de la Troisième République s’oppose l’investissement massif dans la propagande du régime de Vichy. Pour autant, il faut sans doute aller chercher des réponses moins apparentes à cette thèse.