Le discours britannique sur la race
Alors que le terme « race » a disparu des documents officiels français depuis la Seconde Guerre mondiale, il s’est maintenu à la même époque en Grande-Bretagne. On peut citer entre autres les trois grandes lois sur les « relations raciales », la « question raciale » du recensement décennal ou l’auto...
Shranjeno v:
| izdano v: | URI:https://journals.openedition.org/chrhc, |
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| Glavni avtor: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Jezik: | Français |
| Izdano: |
Cahiers d’histoire. Revue d’histoire critique
2020
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| Teme: | |
| Online dostop: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Izvleček: | Alors que le terme « race » a disparu des documents officiels français depuis la Seconde Guerre mondiale, il s’est maintenu à la même époque en Grande-Bretagne. On peut citer entre autres les trois grandes lois sur les « relations raciales », la « question raciale » du recensement décennal ou l’autorisation d’enquêter sur l’appartenance ethnique des employés dans les entreprises. Cet article cherche à comprendre le contexte historique de l’Angleterre victorienne qui a conduit à cette opposition entre les deux rives de la Manche. Il définit le darwinisme comme l’une des principales influences du débat autour de la « race » et analyse la position de Darwin, exprimée dans La Filiation de l’homme (1871). Darwin conclut à l’impropriété du concept de races humaines sans pour autant abandonner l’emploi de ce terme, au nom de la commodité. Ce choix pragmatique a de fait ouvert la voie à un traitement essentialiste des « races ». |
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